A l’occasion croisée de Noël et du Mawlid (qui commémore la naissance du prophète), rappelons à nos amis de toutes confessions :

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L’évidence prophétique.
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Je pense que toute personne de bonne foi – désireuse de pouvoir se prononcer devant Dieu sur l’authenticité du témoignage Muhammadien – en a les moyens en menant une recherche croisée approfondie afin de se rendre compte de qui était celui que l’on surnommait, avant même la Révélation, le « digne de confiance ».
Il existe d’excellentes biographies (dont « Muhammad: A Prophet for Our Time », de Karen Armstrong).

Rappelons juste ici, en résumant sur ce sujet quelques points évoqués par le docteur Al Ajami, quelques lourdes évidences :

– D’abord qu’il fallut pour ainsi dire inventer l’écriture pour transcrire le Coran à cette époque et que cet effort perdura sur près de deux siècles pour aboutir à une écriture correcte et complète.

– De plus, les écrits antérieurs au Coran, si l’on suppose qu’ils étaient disponibles à cette époque – ce qui est improbable pour le territoire de l’Arabie mais possible dans les environs – étaient en diverses langues : araméen, hébreu, grec, syriaque, pehlvi, etc.

=> Il aurait donc fallu que Muhammad sache lire en ces divers idiomes, et eut pris connaissance de l’ensemble de ces textes répartis sur un territoire grand comme l’Europe.

=> Il aurait fallu aussi qu’il fût un écrivain génial, car le Coran est le premier livre qui n’ait jamais été conçu en langue arabe.
Les arabes ne connaissaient alors que la poésie transmise oralement, à part peut être quelques odes dites mu’allaquât dont on peut mettre même en cause jusqu’à l’authenticité.
De livre point, d’écrit non plus.

Tant de génie pour ce que la critique externe considère comme un faussaire pose problème car, possédant toutes ses qualités, il aurait donc été paradoxalement un bien piètre compilateur, ses détracteurs lui reprochant erreurs, emprunts, mélanges et approximations !

– De plus, ces centaines d’informations émaillant le texte coranique diffèrent le plus souvent dans le détail, tel fait est cité, tel autre occulté, tel autre rejeté. Et, à bien considérer, il s’agirait en fait d’un travail d’érudit que d’avoir étudié autant de textes et de les avoir méthodiquement critiqué ou annoté.
On peut légitimement se demander comment un seul homme aurait pu réaliser un tel travail au vu du milieu où il évoluait.

– Si la plus simple des études critiques concernant les récits du moine Bahîra et du théotrope Waraqa ibn Nawfel démontre aisément leur improbable existence, l’orientaliste, depuis le XIXème siècle, se trouve dans l’obligation de les valider pour tenter d’expliquer comment Muhammad aurait pu accomplir un tel prodige.
Mais quoiqu’il en soit de leur réalité, de telles épisodiques rencontres n’auraient pas été à même de faire d’un modeste chamelier un docte moine doublé d’un exégète rabbin !

– Mais encore, Il faudrait expliquer les sources authentiques transmises par les musulmans qui, pour être peu nombreuses et parcellaires, montrent sans ambiguïté que Muhammad pendant près de 23 ans sous les yeux de milliers de compatriotes, sans quitter l’Arabie, sans posséder le moindre livre, dicta oralement par centaines de fragments le texte du Coran, texte dont l’incroyable cohérence de sa composition rhétorique n’a pu qu’être honnêtement reconnue par les recherches très approfondies qu’a menées l’islamologue chrétien Michel Cuypers (1).

(1) « Il est vrai qu’actuellement certains auteurs catholiques d’essais sur l’islam et même des islamologues catholiques de renom versent dans le piège d’un face-à-face contradictoire islam-christianisme. J’en ai déjà fait quelques frais : ma recherche a en effet été critiquée par certains islamologues catholiques, parce qu’elle pourrait donner des arguments à la doctrine islamique de l’inimitabilité (i’jâz) du Coran ! Personnellement, seule la rigueur scientifique de la recherche compte, même si elle doit aboutir à des résultats qui déplaisent à certains de mes coreligionnaires ! »

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