Définition : Le premier arianisme adopte le point de vue d’Origène , selon lequel le Fils n’est pas de la même nature que Dieu, incréé et éternel, alors que Jésus est créé et, temporel. Si le Fils témoigne de Dieu, il n’est pas Dieu, et si le Fils possède un certain degré de divinité, elle est de moindre importance que celle du Père. Pour Arius, le Père seul est éternel : le Fils et l’Esprit ont été créés.
.
Quelques citations :
« Athanase fut également l’adversaire le plus important et le plus tenace de l’hérésie arienne, qui menaçait alors la foi dans le Christ, réduit à une créature « intermédiaire » entre Dieu et l’homme, selon une tendance récurrente dans l’histoire et que nous voyons en œuvre de différentes façons aujourd’hui également (*). »
Benoît XVI
.
(*) Aujourd’hui près de 86% des catholiques français sont « en retrait par rapport à la conception catholique centrée sur la relation de l’homme à Dieu et sur l’incarnation de Dieu fait homme. »
Sondage du magazine : Le Monde des religions, janvier 2007).
 
« La doctrine d’Arius est condamnée au concile de Nicée (325) ; il est exilé sur ordre de Constantin puis, 10 ans plus tard, rappelé d’exil. Il meurt brutalement à Constantinople en 336, alors qu’il s’apprêtait à rentrer à Alexandrie et à être ré-intégré dans l’Eglise.
Son système christologique est connu par deux sortes de sources :
ses contradicteurs d’abord, mais c’est de la polémique, comme par exemple Athanase d’Alexandrie ; certains de ses propres textes ensuite, ceux qui ont pu survivre.
Lorsque quelqu’un était condamné pour hérésie, on s’empressait en effet de détruire ses ouvrages.« 
Jacques-Noël Peres.
 
« Sans l’ordre de l’empereur Constantin, qui en avait fait une question plus politique que religieuse, le Concile de Nicée n’avait pas lieu ; sans l’intimidation qu’il a exercée, il est plus que probable que l’Arianisme l’emportait.
Il a donc dépendu de l’autorité souveraine d’un homme qui n’appartenait pas à l’Eglise – qui a reconnu plus tard la faute qu’il avait faite publiquement -, et qui a inutilement cherché à revenir sur ses pas en conciliant les partis, que nous ne soyons ariens au lieu d’être catholiques, et que l’Arianisme ne fût aujourd’hui l’orthodoxie et le catholicisme l’hérésie.
Il y a, aujourd’hui, une tendance manifeste de l’opinion générale à revenir aux idées fondamentales de la primitive Eglise, et à la partie morale de l’enseignement du Christ, parce que c’est la seule qui puisse rendre les hommes meilleurs. Celle-là est claire, positive et ne peut donner lieu à aucune controverse. Si l’Eglise eût suivi cette voie dès le principe, elle serait aujourd’hui toute-puissante au lieu d’être sur son déclin ; elle aurait rallié l’immense majorité des hommes au lieu d’avoir été déchirée par les factions. »
Léon Denis.
 
 
A lire : 
Publicités