Origène (théologien de la période patristique. L’un des « Pères » de l’Église.185 – 253) : « De nos jours, comme cela est évident, il y a une grande diversité entre les différents manuscrits, soit par la négligence de certains copistes, ou l’audace perverse montrée par certains à corriger le texte, ou bien de la faute de ceux qui, jouant le rôle de correcteurs, rallongent ou raccourcissent à leur guise »

(Saint) Jérôme (traducteur de la Bible, docteur de l’Église. 347 – 420) : « Ils [les copistes] n’écrivent pas ce qu’ils trouvent, mais ce qu’ils pensent être la signification, et quand ils tentent de corriger les erreurs des autres, ils soumettent les leurs »

« Idiot et fripon, laisse l’ancienne lecture et cesse de la changer » : note marginale d’un copiste à coté de Hébreux 1:3 sur la page 1512 du Codex Vaticanus, le deuxième plus ancien manuscrit de la Bible chrétienne).

« Il y a ceux qui croient ou supposent que les textes hébreux et grecs dont nos traductions sont effectuées sont infaillibles. Quiconque a étudié la critique textuelle ne pourrait du tout croire à cela. Les érudits les plus conservateurs dans les églises les plus conservatrices reconnaissent que le texte est devenu corrompu en de nombreux points au cours de sa transmission. Si ce n’était pas déjà bien connu et universellement admis, les manuscrits de la Mer Morte le démontreraient de façon concluante. »
Millar Burrows, universitaire américain (Yale), spécialisé dans l’étude des Manuscrits de la Mer Morte.

« Les hommes instruits, soi-disant correcteurs, étaient, après la réunion de l’Église à Nicée en 325, choisis par les autorités ecclésiastiques d’examiner les textes sacrés et les réécrire afin de corriger leur signification en conformité avec les vues que l’Église venait juste de sanctionner »
Eberhard Nestle, théologien et orientaliste allemand. Son édition du Nouveau Testament grec est aujourd’hui la plus diffusée.

« Non seulement nous n’avons pas les originaux, mais nous n’avons pas les premières copies des originaux, nous n’avons même pas les copies des copies des originaux , ni même les copies des copies des copies des originaux.»
Bart Erhman, spécialiste du Nouveau Testament, actuellement Professeur Émérite James A. Gray d’Études Religieuses à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.

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