Allâh a dit : {Et Nous asservîmes les montagnes à exalter Notre Gloire en compagnie de David, ainsi que les oiseaux. Et c’est Nous qui sommes le Faiseur.} (21/79)
Allâh a dit : {Et Salomon hérita de David et dit : « ô hommes ! On nous a appris le langage des oiseaux; et on nous a donné part de toutes choses. C’est là vraiment la grâce évidente.} (27/16)
Allâh a dit : {Nous avons certes accordé une grâce à David de notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d’Allah).} (34/10)
Allâh a dit : {Nous soumîmes les montagnes à glorifier Allah, soir et matin, en sa compagnie, de même que les oiseaux assemblés en masse, tous ne faisant qu’obéir à Lui.} (38/18-19)

D’où est venue la condamnation de la musique ? A l’époque du prophète – paix et bénédiction sur lui – on se servait fréquemment de certains instruments de musique pour ensorceler – au sens propre : jeter des sorts. Ce n’est pas la musique qui est rejetée, mais son usage maléfique.
La brise marine, le chant des oiseaux (versets ci-dessus), le vent qui siffle à travers les feuillages, le rythme d’un galop… le cœur perçoit la musique de la Création.
La musique humaine n’est rien d’autre qu’un reflet de cette musicalité que Dieu a Mise dans Sa Création.

Le Coran ne contient bien évidemment aucune interdiction de ce Don divin qu’est la musique.
Le seul passage dont se servent ceux qui condamnent toute musique est :
« Et, parmi les hommes, il est (quelqu’un) qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d’ Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant.» (Coran, 31/6).
« De plaisants discours » : Il ne peut en aucune façon s’agir de musique, mais bien de plaisanteries (de mauvais goût) !

Si Dieu avait Voulu interdire la musique, comme l’alcool ou le porc, il l’aurait mentionné et la discussion n’existerait même pas.

Il est dit également pour justifier la condamnation de la musique qu’elle exalte les passions.

Il y a plusieurs sens au mot passion : 
– émotion ; c’est tout ce qui touche le cœur. L’écoute d’une belle musique, le chant des oiseaux, l’innocence d’un enfant, la grandeur d’âme d’un prophète, etc.
Cela rapproche de Dieu.
– amour : c’est l’attirance des époux, cela rapproche de Dieu.
– enfin un sens philosophique : se laisser dominer par des pulsions.
Certaines « musiques » incitent à cela, c’est bien évident.
Mais la musique en elle-même : qui est rythme, harmonie et mélodie de sons et de silences – est une expression gracieuse de la beauté – et Dieu Aime la beauté.

Dieu Aime la beauté, quelle soit celle d’un paysage, d’une parole, d’un chant. Mozart disait entendre des symphonies célestes, et ne faire que les transposer en notes. La musique adoucit les mœurs. Une belle musique fait émerger des profondeurs du cœur les belles émotions, et les belles émotions font émerger de ces profondeurs l’amour, qui est l’essence même de la Création.

Non telle ou telle musique, mais la musique est un Don de Dieu.
La musique n’est rien d’autre qu’une forme de la parole, lorsque celle-ci n’a plus besoin de mots pour faire battre le cœur, apaiser l’esprit, élever l’âme.
Rythme, harmonie, mélodie.


Conclusion. Si quelques hadiths semblent condamner la musique, d’autres la légitiment. La Parole même du Créateur n’a par contre jamais nulle part condamné la musique. Comment pourrait-il en être autrement ? Le rythme et la mesure gracieuse sont partout présents dans la Création, l’harmonie – qui est l’essence de la musique – quand nous la percevons nous enchante et cet enchantement est déjà mélodie.

Pour compléter, cliquer sur :

La musique et le chant

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