Trois priorités indissociables et conditionnées, dans l’ordre qui suit :

1) Retour au Coran
2) Révision du hadith
3) Réévaluation du Fiqh.

.

1) Lire le Coran selon le Coran.
Clé : son unité.
Le Coran ne s’auto-abroge pas, ne se divise pas.
Il forme un tout intelligible en tant que tout.
Clé du tout : la Miséricorde.
C’est elle qui doit présider à l’interprétation lorsque plusieurs sens (d’un mot, d’un verset) sont possibles.
Vous dégagerez ainsi de la poussière des siècles un Coran majestueux et fertile.

2) S’attacher aux hadiths qui sont en accord ou compatibles avec le Coran. Particulièrement sur le plan de la miséricorde.
Vous dégagez alors une parole prophétique à valeur universelle.

3) L’argument des siècles ne suffit plus.
Il s’agit prioritairement, en relation avec le premier point (« retour au Coran »), de réévaluer les fondements coraniques du droit musulman traditionnel.
Il faut ensuite examiner ce qui a pu s’y greffer par la suite, ce qui a pu être écarté et pourquoi, ce qui n’a pas pu être transmis (recherches ne bénéficiant pas d’écoles).

***

=> Ceci ne peut se faire que par la reprise graduelle de l’Ijtihad (effort de réflexion) et de la choura (concertation fraternelle) ; d’abord des individus isolés, puis des petits foyers s’allumant un peu partout, puis leur rayonnement et la propagation de leur exemple.

=> Émergence à travers ce processus de sages/conseillers et éventuellement d’une assemblée de sages/conseillers reconnus pour leurs qualités spirituelles et humaines.
Maintient dans tous les cas et renouvellement constant de l’effort de réflexion.

Publicités