« Et lorsqu’on leur dit : Suivez ce que Dieu a révélé ! Ils rétorquent : Non, nous suivons plutôt ce que nos ancêtres nous ont légué. » 31.21.

Une des raisons majeures du dessèchement de l’Islam est la mise aux arrêts de la réflexion du croyant, alors que ses tout premiers siècles furent une véritable floraison intellectuelle et spirituelle.


On entend : « la réflexion personnelle est interdite, il faut seulement suivre le consensus des savants ».


D’abord 1) il n’y a pas consensus sur tous les sujets, loin de là.

Ensuite, 2) il n’y a pas que les savants d’autrefois : il y a des savants aujourd’hui même, dotés des mêmes outils mais bénéficiant d’une vue d’ensemble élargie.

« Oui mais s’ils ne suivent pas le consensus des savants agréés, ils ne valent rien. »

On essaiera donc de discréditer la personne même du chercheur et l’on n’examinera pas ses idées, les raisons qui les soutiennent, la logique de son argumentation, son accord éventuel avec le Coran : ce n’est pas la peine (puisque « on a le consensus ») et c’est même dangereux !
On se demande pourquoi le Coran appelle les hommes à réfléchir, et pourquoi Dieu les a Dotés de raison.

« Dieu explique avec clarté Ses versets aux hommes, afin de les amener à réfléchir. » 2.221

Quand en plus certains parmi ces savants d’aujourd’hui sont rejetés dès qu’ils disent un mot qui n’est pas dans le « consensus » alors qu’ils s’appuient sur l’analyse littérale du Coran, la situation devient franchement surréaliste.

Le Coran est balayé par le consensus !
Ce dont les défenseurs de cette attitude ne se rendent pas compte, c’est :

1) que les savants d’autrefois ont eux-mêmes réfléchi, douté, cherché ;

2) que sauf Dieu nul n’est infaillible ;

3) qu’il y a des consensus qui ont duré des siècles et se sont avérés faux ; et qu’enfin,

4) penser qu’il faut arrêter sa réflexion au consensus est une réflexion personnelle.

Or, la réflexion n’est réellement active ;

A) qu’en prenant en considération le consensus des savants antérieurs,

B) en se servant de la logique,

C) en revenant encore et toujours au Coran lui-même – sans rien ajouter qu’il ne dit pas ni rien retrancher de ce qu’il dit -, le Coran qui est Vérité car « le faux ne l’atteint, ni par devant ni par derrière. » 41/42.

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