La bataille (!) fait rage sur internet concernant les combats et les guerres auxquels le prophète dut se résoudre, soit pour sauver sa communauté, soit pour délivrer des populations opprimées. Voici quelques indications que nous avons accompagnées de liens « neutres », qui permettent de faire reculer bien des préjugés.

Les faits.

Les guerres du Prophète n’ont jamais été des guerres de destruction. Bien au contraire, les musulmans s’employaient toujours à préserver les constructions et les plantations, même dans les pays de leurs ennemis. Le Prophète avait demandé : « Ne coupez pas d’arbre, ne stérilisez pas les palmiers et ne détruisez aucune habitation » .

Pendant le combat, les musulmans préservaient la vie des civils ainsi que celle de ceux qui combattaient sous la contrainte.

En comparaison, pendant la deuxième guerre mondiale entre pays « civilisés » sur les dizaines de millions de morts, il y eut trois fois plus de civils tués que de soldats.

L’explication en est que toutes les armées, sans exception, ont mené une guerre totale, sans le moindre  égard pour les civils, faisant pleuvoir des déluges de bombes sur les populations urbaines, dont celles au phosphore sur les villes allemandes, et nucléaires sur les villes japonaises.

Dans la victoire, le pardon et la compassion étaient toujours de rigueur. Voir à ce sujet « Le digne de confiance », concernant l’entrée victorieuse à la Mecque.

Le nombre de morts pendant les différentes guerres et batailles du Prophète sur une période de dix ans (période médinoise) a été estimé à 262 morts parmi les musulmans et 1022 morts parmi leurs ennemis. Ainsi, le nombre total de morts est de 1284 morts. Le pourcentage des morts musulmans par rapport au nombre des soldats est de 1%, et le pourcentage des morts chez l’ennemi, par rapport au nombre de leurs soldats, est de 2%, ce qui fait une moyenne de 1.5% de morts des deux côtés.

Ces petits pourcentages pour 25 batailles et 38 expéditions, c’est-à-dire 63 combats, constituent la preuve la plus évidente du caractère non sanguinaire de ces affrontements.

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Les motifs

« Combattez dans le Chemin de Dieu ceux qui vous combattent, mais n’agressez point. Dieu n’aime pas les agresseurs. »
Coran, 2/190

« Dieu ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux qui, en reIigion, ne vous ont point combattus et ne vous ont pas expulsés de vos demeures. Dieu aime ceux qui sont équitables. Dieu vous interdit seulement de prendre pour affiliés ceux qui, en religion, vous ont combattus, (qui) vous ont expulsés de vos demeures et ont prêté assistance à votre expulsion. »  60/8

Par ailleurs, si un tyran opprimait son peuple et/ou interdisait l’accès à la Révélation, les musulmans devaient avoir le courage de réagir :

«Pourquoi ne combattriez-vous pas dans la Voie de Dieu pour défendre les opprimés, hommes, femmes et enfants dont les cris ne cessent de retentir ? » 4/75.

Muhammad saws n’a pas voulu avoir recours tout de suite au combat, de peur qu’à l’avenir, on puisse l’accuser d’avoir combattu pour imposer sa religion aux hommes, ou de les avoir contraints à s’y rallier. Pour cette raison, il envoyait un  message aux tyrans, les appelant à l’Islam. Il dit à Héraclius :

« Deviens musulman et tu vivras en paix. Si tu repousses cet appel, la responsabilité de ceux qui persisteraient dans l’erreur t’incomberait. Ô peuples qui croyez aux Écritures, unissons-nous en nous entendant sur ce précepte : n’adorons que Dieu, ne lui associons pas d’autres divinités, et ne reconnaissons d’autre Maître que lui. »

Le Prophète ne déclara la guerre aux Perses et aux Byzantins qu’après que deux faits furent établis :

  • Lorsque les Byzantins commencèrent par persécuter les personnes qui s’étaient ralliés à l’Islam en Syrie. Muhammad saws considéra l’action de Byzance comme une attaque contre l’Islam.
  • Lorsque Chosroès reçut de son côté un message du prophète, il assassina le messager et fit des préparatifs pour assassiner le prophète lui-même, espérant qu’on lui rapporterait sa tête. Le Prophète l’apprit ; il décida de passer à l’attaque.

C’est ainsi que furent déclenchées la guerre aux Byzantins et aux Perses.

Lorsque le Prophète mourut, tous les pays voisins se soulevèrent pour détourner les musulmans de leur foi. Les Byzantins furent les premiers à se soulever ; il fallait donc se préparer à riposter.

Les hostilités se poursuivirent donc contre les Perses et leur empire en Orient, contre la Syrie et l’empire d’Héraclius. Ces guerres donnèrent la sécurité aux fidèles. Cette sécurité ne se limitait pas aux musulmans uniquement, mais elle s’étendait aux chrétiens jacobites auxquels les Romains essayaient d’imposer la foi catholique, ils accueillirent donc les envahisseurs avec enthousiasme. Les croyants ne livrèrent la bataille que contre les Romains qui furent vaincus dès le premier choc. Quant aux combats entre les musulmans et les Égyptiens ils se réduisirent à de simples escarmouches : l’Islam triompha en défendant les libertés et particulièrement la liberté de croyance.

Les règles coraniques et muhamadiennes.

Lire à ce sujet notre article Djihad.

A voir (cliquer sur le titre) :

La Conquête Arabe Documentaire 2014 Arte

Selon Wikipedia :

« Le prophète établit quelques règles de la guerre à l’égard de ses troupes, voici les plus notables :

  • Les prisonniers de guerre : « Le traitement des prisonniers par le Prophète retient particulièrement notre attention. D’après le Coran, la nourriture du prisonnier est gratuite : elle incombe au gouvernement musulman (Coran LXXVI : 8). Les chroniqueurs précisent que les prisonniers recevaient la même nourriture que ceux qui les avaient capturés. Certains (…) donnaient leur pain aux prisonniers et se contentaient de dattes. Le Prophète donnait même des vêtements aux prisonniers, s’ils en avaient besoin, comme le rapportent les récits de Badr et Hunayn. On soulageait leurs souffrances; ils avaient la faculté de rédiger un testament pour léguer ce qu’ils possédaient dans leur pays. L’Islam ne permet pas de punir les prisonniers pour leurs actes de belligérance normale : « Dans les souffrances d’ici-bas, les musulmans et les polythéistes se trouvent à égalité », répètent toujours les juristes musulmans. Les compagnons du Prophète étaient unanimes à penser qu’un prisonnier de guerre ne pouvait être puni de mort. Les crimes de guerre, les crimes civils commis contre des sujets musulmans n’entrent évidemment pas en question. Selon le Coran, le traitement des prisonniers comporte soit la libération gratuite, soit une rançon, qui peut aussi se régler par un échange (Cor. XLVII : 5). Il y a dans la vie du Prophète de nombreux exemples de ces différents traitements. »
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