Que de calomnies sur le noble prophète ! Que de préjugés. Et tellement d’ignorance. Le tout alimenté par des personnes, des groupes, des sites acharnés à salir par n’importe quel moyen cet homme humble et doux, à la simplicité à peine imaginable, qui aidait son plus humble prochain comme son pire voisin, cousait ses vêtements, réparait lui-même ses sandales, trayait ses brebis, et vers qui chacun pouvait venir demander conseil en sachant qu’il serait écouté et sortirait grandi. Nous avons choisi de raconter ici deux événements qui illustrent très bien quelle sorte de croyant il était. 


Nous indiquons en bas d’article des biographies de qualité.

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La prière à Taïf.

Au début de sa mission, le prophète entreprit un voyage à Taïf, ville située dans les montagnes près de la Mecque, afin d’y inviter ses habitants à embrasser l’islam.  Il dut quitter la cité sous les injures et les jets de pierre, les pieds ensanglantés.
Il en fut si attristé qu’il s’adressa ainsi à Dieu :

Ô Allah! 

À Toi je me plains de ma faiblesse, de mon manque de ressources et de mon humiliation devant ces gens.

Tu es le plus miséricordieux, le Seigneur des faibles et mon Maître. 

À qui Me confieras-Tu ?  À un étranger mal intentionné, ou à un ennemi qui aura le dessus sur moi ? 

Si Tu ne m’attribues aucun mérite, peu m’importe ; car Ton bienfait sur moi est grand.  Je cherche refuge dans la lumière de Ton visage par laquelle l’obscurité se dissipe et par laquelle chaque affaire de ce monde et de l’au-delà est dirigée, de crainte que Ta colère descende sur moi ou que Ton déplaisir s’abatte sur moi. 

Je n’ai besoin que de Ta satisfaction, car Toi seul fais en sorte que je fasse le bien et que j’évite le mal. 

Il n’y a de force et de puissance qu’en Toi.

Le Seigneur lui adressa alors un ange pour châtier ces voyous. Mais le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) répondit :

Non ! 

Car j’espère que Dieu fera naître d’eux des gens qui L’adoreront exclusivement sans rien Lui associer. 

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L’entrée victorieuse à la Mecque.

Habbar ibn al-Aswad était un ennemi acharné de Muhammad (saws) et de l’Islam.  Il blessa gravement Zaynab, la fille du Prophète, lors de son émigration à Médine.  Elle était enceinte et les polythéistes de la Mecque tentèrent de l’empêcher de partir. Habbar ibn al-Aswad la fit tomber de son chameau.  Sa chute entraîna aussi la mort du fœtus qu’elle portait.  Il commit de nombreux autres crimes contre les musulmans.  Après la conquête de la Mecque, il pensa d’abord à fuir en Perse, mais décida finalement de se rendre au prophète, qui lui pardonna.

La tribu des Quaraysh

La tribu de Qouraish elle-même était ennemie de l’Islam.  Pendant treize ans, ces gens  se moquèrent de Muhammad (saws) et le harcelèrent physiquement et mentalement.  Une fois, ils jetèrent le placenta d’une chamelle sur son dos alors qu’il priait. Ils complotèrent et tentèrent de le tuer à plusieurs reprises, et lorsque le Prophète s’enfuit finalement à Médine, ils mobilisèrent la plupart des tribus arabes et menèrent plusieurs guerres contre lui et ses compagnons.  Pourtant, lorsqu’il revint victorieux à la Mecque avec dix mille hommes, il ne chercha à se venger de personne.  Il dit simplement  :

Ô peuple de Qouraish!  Que pensez-vous que je vais vous faire ?

Ils répondirent : « Tu ne nous feras que du bien.  Tu es un frère noble, fils d’un frère noble. »

Alors le Prophète dit :

Je vous dis ce que Joseph dit à ses frères :

« Je ne vous fais aucun reproche.  Allez !  Vous êtes tous libres ! »

Même son ennemi le plus acharné, Abou Soufyan reçut son pardon.

Ainsi fut Muhammad (saws), tout au long de sa vie, l’exemple excellent de cet Enseignement coranique essentiel :

« La bonne action et la mauvaise ne sont pas égales.  Repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui qui te traitait en ennemi (devient) un ami intime. »

(Coran 41:34)

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Deux biographies :

Muhammad: A Biography of the Prophet

Le Nectar cacheté : biographie du Prophète Muhammad

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