« J’augmenterai Ma Grâce, si vous êtes reconnaissants. » – Ibrahim 14.7.

« Or, sans la Grâce de Dieu envers vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous n’atteindrait jamais l’état de pureté. » – An-Nur  24.21.

« Que Dieu pardonne [tes] fautes, passées et présentes, parachève sur [toi] Sa Grâce et [te] dirige dans la voie droite. » – Al-Fat-h 48.2.

« Ceux qui auront cru et auront fait le bien, Dieu leur accordera une large récompense, en y ajoutant un surcroît de Sa Grâce. » – An-Nisaa 4.173.

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Un frère chrétien m’écrit :

« Je demeure confus et perplexe face à la notion de grâce relative au Dieu de l’islam. Je ne dis pas par rapport aux œuvres humaines, mais du côté de Dieu. Pour les chrétiens, cela me paraît plus évident. Au-delà des questions dogmatiques disputées, Dieu dans le Christ nous a /tout/ donné, il s’est offert /lui-même/ jusqu’au bout pour le monde « qu’il a tant aimé » (Jn 3.16), jusqu’à la mort de son Fils. C’est là que le chrétien prend la mesure de l’amour et de la grâce de Dieu. Cela va au-delà de la « grâce générale » manifestée dans la Création, plus loin encore que l’envoi de ses serviteurs au fil du temps pour rappeler les humains à lui (Mc 12, parabole des vignerons meurtriers). Quand je considère donc cela, je me dis: Quel grand amour, quelle immense grâce, où en trouverais-je de pareils!? »

Ma réponse :

La Grâce de Dieu est toujours déjà là : elle préside à la Création, à notre naissance, à chaque instant de notre vie.
Elle n’est pas que dans l’
envoi de messagers ou dans des circonstances exceptionnelles : elle est Réponse, Retour du bien accompli, dans une attirance entre l’homme et le divin dont peu d’hommes soupçonnent l’existence, mais qui est aussi naturelle que l’air qu’on respire.
La Grâce est Force libre qui élève.

Pour le christianisme, vous dites que la Grâce de Dieu prend la forme du meurtre de Jésus !
Mais c’est horrible ça !
Quel est cet amour d’un père qui envoie son fils à la mort pour prouver aux autres son amour ?
Où est la Grâce là-dedans ?
Dans la croyance que cela dispenserait les hommes de faire le bien pour assurer leur salut ?
Quelle erreur alors !
C’est tout autre chose que Jésus a enseigné.
Je n’ai pas besoin du meurtre de Jésus pour faire le bien, ni pour vivre dans l’aimantation de Sa Grâce !
Pour rien du tout en fait.
Vous (vous) demandez : « Quel grand amour, quelle immense grâce, où en trouverais-je de pareils! « 
Je vous le dis : à la pointe de chaque instant sanctifié, vous trouverez Son amour tout entier.

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