Dans le judaïsme archaïque des débuts, « YHWH » sera considéré comme une divinité propre au peuple élu, qui leur interdira de vénérer les dieux étrangers.
Mais il sera encore longtemps nommé Abba (père) et les hommes enfants, une trace d’archaïsme découlant de la difficulté langagière à déterminer l’idée de dieu plus abstraitement.
Le monothéisme évoluera ainsi progressivement, à mesure du perfectionnement de l’humanité dans sa compréhension du divin, vers un concept d’unicité de plus en plus marqué et caractéristique.
Le judaïsme progressera vers un monothéisme de plus en plus poussé, tandis que le christianisme institutionnalisé, en se détournant de cette évolution, se tournera vers une relation fusionnelle du fils et du Père.
Avec la venue de l’Islam en revanche, même l’usage symbolique de la notion d’enfant(s) de Dieu sera finalement abandonné.

C’est dans ce sens étendu que l’on peut entendre :

« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. J’ai agréé l’islam comme religion pour vous… » (Coran.5,3).

Il y a en effet dans l’Islam un pas de plus qui est proposé aux hommes dans leur relation avec Dieu : dans la considération vertigineuse de Sa transcendance, qui donne le vrai sens de la prosternation, l’homme se détache de toute symbolique, de tout anthropomorphisme.

Telle est la voie secrète qui peut le mener à découvrir ce qu’est, par-delà toute représentation paternelle ou maternelle, la relation d’adoration au Tout Autre, au Très Haut.

Terminons en ajoutant, car c’est fondamental, que plus l’homme se rapproche de cette adoration, plus l’ensemble de ses relations s’ajustent en leur authenticité existentielle et spirituelle.
C’est ce que le prophète appelait : « parachever l’excellence des comportements. »

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