L’exemple magnifique du prophète de l’Islam tient autant et même plus à ce que nous savons de sa vie qu’à ses paroles rapportées : exemple de bonté, de pardon, de bienveillance, de tolérance, d’écoute aussi.

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reconstitution de la mosquée du prophète (saws)

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Sur ses paroles, nous en savons beaucoup, presque trop et l’on se perd facilement entre les hadiths considérés comme sûrs, fiables, incertains, faibles, douteux… évaluations qui varient parfois selon les « savants » et les écoles…
Par ailleurs on trouve des hadiths qui se contredisent entre eux et d’autres qui contredisent la Parole de Dieu…
L’effort de recherche devrait dès lors encore et toujours être de mise.
Comment s’y retrouver ?

A mon sens, le premier critère de validité d’un hadith tient à sa concordance évidente, facilement démontrable, avec la Parole de Dieu.

Ensuite à sa concordance avec ce que l’on sait du prophète et de ses comportements brièvement résumés ici.

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Un hadith peut être considéré comme fiable s’il réalise la triple unité de son contenu, du Contenu de la Révélation et du contenu du Souffle que Dieu a Placé en chacun.

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En-deçà de ce triple accord, et étant donné l’abondance de hadiths magnifiques qui réalisent cet accord, il me semble sage de laisser en suspens, en réserve ou de côté ceux qui ne satisfont pas à cette triple condition.
Le prophète de l’Islam redoutait lui-même qu’on lui attribue des paroles qui ne soient pas les siennes et qui conduiraient à une fermeture et une étroitisation de la sublime religion.

« Celui qui a écrit quelque chose de moi doit l’effacer! » (Mouslim).
Un autre témoignage encore nous invite à y réfléchir :
Zayd ibn Thâbit était le fils adoptif et, qui plus est, le scribe personnel de Muhammad. Il visita le calife Mu’awiya (plus de 30 ans après la mort du prophète) et lui raconta une histoire sur le prophète. Mu’awiya apprécia l’histoire et ordonna que quelqu’un l’écrive. Mais Zayd dit :

« Le messager de Dieu nous a ordonné de ne jamais rien écrire de ses hadiths. » (Rapporté par Ibn Hanbal).

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En écho : une réflexion du Dr Al ‘Ajamî, déjà évoqué sur ce site :

« Il serait préoccupant qu’un musulman soit dans l’obligation d’être un spécialiste du Hadîth pour savoir en quoi consiste le vrai en sa religion. Dieu lui aurait là imposé une trop lourde charge

Concrètement, il me paraît raisonnable et simple de suivre le schéma directeur suivant :

  • Se limiter de manière très stricte aux seuls hadîths dits authentifiés.
  • N’admettre aucun de ces hadîths authentifiés qui soit en contradiction ou en opposition avec le sens apparent et explicite du Coran.
  • Ne pas retenir de ces hadîths des informations relatives aux points de croyance relevant de l’Inapparent, al ghayb, sur lesquels le Coran n’aurait pas délivré une information de base suffisante.
  • Ne pas retenir de ces hadîths tout ce qui est marqué culturellement, historiquement, politiquement. La dernière Révélation de Dieu n’est pas une validation a posteriori de l’histoire des hommes.
  • Ne pas retenir tout ce qui atteint à la personne ou relève de la discrimination. Dieu ne peut avoir permis l’injustice.
  • Ne pas retenir tout ce qui choque la morale et l’éthique personnelle ; l’essentiel principe coranique : « approuver le bien et réprouver le mal » est en soi universel et ubiquitaire.
  • Ne pas retenir tout ce qui heurte la raison. La raison est le bien le plus précieux, l’unique, que Dieu nous ait donné pour discerner le vrai du faux, la lumière des ténèbres.

Il est ainsi facile de ne s’attacher qu’à des paroles attribuées au Prophète qui nous seront parfaitement profitables, car elles ne peuvent que refléter la sagesse et la justice, le respect de tous. »

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=> Nous avons  édité un petit recueil dont nous avons déjà parlé, loin d’être exhaustif, mais que nous pensons représentatif, intitulé :

Le Joyau du hadith.

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