Les circonvolutions de l’Être

YHWH est un nom hébraïque dont la prononciation a toujours été et demeure incertaine et que les Juifs eux-mêmes s’abstiennent de prononcer.
Ce nom n’existe pas plus dans les évangiles que dans le Coran.

On le trouve dans la Torah (dans Exode) où Dieu répond d’abord à Moïse, qui lui demande qui Il est, en lui disant qu’Il est :

« Celui Qui Est »,

– puis en ajoutant :

« Voici ce que tu diras aux Israélites : JE SUIS m’a envoyé vers vous », puis en achevant finalement Sa réponse par ce tétragramme, « YHWH », qui renvoie lui-même au verbe être, mais de façon littéralement intraduisible (Exode 3/14-15) !

Comme si – pour finir – aucun mot ne pouvait exprimer Dieu, mais seulement renvoyer à la Transcendance absolue de l’Être Qui Est l’Être. 
Il est à noter et sans doute à méditer que, précisément, le verbe « être » n’existe pas en arabe, sinon comme auxiliaire – langue que Choisit pourtant Dieu pour Rétablir la pureté de Sa Révélation !

Parmi Ses Noms, on trouve par contre Al-Mubdi‘ (L’Auteur) ou encore Al-Hayy (Le Vivant). Al-Wājid (Qui existe sans besoin). Al-Muqaddim (Qui a tout précédé), Al-Mu’akhir (Qui sera après tout), Al-Awwal (Le Premier, dont l’existence n’a pas de début), Al-Ākhir (Le Dernier, dont l’existence n’a pas de fin).(1)
Ces expressions sublimes sont comme les circonvolutions de l’Être (de « circum » et « volutes » : enroulé autour), par où s’expriment véridiquement, en relation aux autres Noms divins, l’immanence et la transcendance de l’Être, Être Qui demeure, en tant que Tel, proprement ineffable.

(1) Ces traductions ont plusieurs variantes (vérifiées). Nous ne sommes pas spécialiste en la matière, mais quoi qu’il en soit, cela ne remet pas en question le sens même de ce que nous cherchons à exprimer ici : ces noms reliés aux autres Noms d’Allah s’enroulent de la même façon autour de Son innommabilité principielle.

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