Nous proposons ici une synthèse concernant la question de l’héritage en Islam.

Vous trouverez en bas d’article un lien vers une étude complète et détaillée.

Le verset fondateur en matière d’héritage est le suivant :

« Il vous a été Prescrit, quand la mort se présente à l’un de vous, et s’il laisse des biens, de faire un testament en faveur des deux parents et des plus proches, convenablement.

C’est un devoir pour ceux qui se prémunissent. »

[2:180]

Il appelle clairement à une répartition « convenable » – donc juste, équitablesous le Regard de Dieu – et pour ne pas encourir Son reproche : « un devoir pour ceux qui se prémunissent. »

Cette Prescription, nous allons le voir, est préalable à toute autre forme de répartition des biens dont le Coran fera par la suite mention (4.V11-12 : énoncé des mesures minimales de protection des femmes et des filles, du moins celles qui sont acceptables par une société patriarcale comme celle qui prévalait au temps de a Révélation, et prévaut encore).

Hélas quoique fondamentale et fondatrice, cette Prescription a été reléguée à l’arrière-plan, dans des sociétés dominées par des hommes tenant à conserver leurs « privilèges », et même considérée comme « abrogée » par les versets coraniques ultérieurs déjà cités (4.V11-12) qui concernent l’héritage à quotes-parts, et qui ne visent pourtant qu’à proposer des mesures minimales complémentaires, – et non obligatoires, mais seulement « recommandées«  dit le Coran – à propos du reliquat non légué.
On trouve en effet écrit en outre dans ces mêmes versets, et cela  sera répété à quatre reprises ensuite : « Ceci, après qu’ait été réglé le legs testamentaire [wasyya] testé ou une dette. »
Variante de traduction : « Tout cela après que soit acquitté le testament que vous aurez fait ou une dette. »

Répété, et répété, et encore répété !

Cette insistance coranique est primordiale : elle indique au minimum que l’héritage et sa répartition par quotes-parts ne peuvent avoir lieu que si la wasyya, le legs testamentaire, a d’abord été exécuté.

Ces versets ultérieurs ne concernent donc – en toute logique – que le reliquat non légué et non la répartition de l’héritage lui-même !

On le voit donc : l’application du Coran selon la justice et  l’équité  – principes au Fondement même de la Révélation – est – hélas – bien loin encore d’être accomplie…

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Pour une étude complète et minutieuse de la question :

L’héritage dans le Coran

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