Selon Wikipedia, dans la société arabe précédant la venue de l’Islam, les hommes avaient pour tradition d’enterrer leurs filles vivantes, quand ils en avaient trop, avant l’apparition de l’islam. Le père exerçait une autorité absolue sur ses femmes (la polygamie était largement pratiquée sans restrictions), ses enfants, ses domestiques, ses clients (mawlâ), ses esclaves. La fille était considérée comme un bien de famille, cédée contre une compensation matrimoniale (le bien passe du patrimoine du fiancé à celui du père de la fiancée : ce n’est ni une dot ni un douaire). Les divorces ou répudiations étaient fréquents ; le concubinage avec les esclaves admis, de même que la prostitution. Enfin, l’endogamie était préférée (mariage avec la cousine), afin de préserver les biens collectifs de la famille. Le Coran va représenter une libération inimaginable pour les femmes.

Lisons :

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« En vérité, Je ne laisse pas perdre l’œuvre de celui qui agit bien, qu’il soit homme ou femme. Vous êtes issus les uns des autres. »

Coran, 3/195

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« Oui, ceux qui sont soumis a Dieu et celles qui Lui sont soumises, les croyants et les croyantes, les hommes pieux et les femmes pieuses, les hommes sincères et les femmes sincères, les hommes patients et les femmes patientes, les hommes et les femmes qui redoutent Dieu, les hommes et les femmes qui font l’aumône, les hommes et les femmes qui jeûnent, les hommes chastes et les femmes chastes, les hommes et les femmes qui invoquent souvent le nom de Dieu (à tous et à toutes) a réservé (Son) Pardon et une magnifique Récompense. »

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invocation

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« Elles sont pour vous un vêtement et vous l’êtes pour elles. »

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« Et s’ils décident de divorcer, alors Dieu est Audient, Connaissant. Les femmes divorcées devront attendre trois cycles. Et il n’est pas licite pour elles de cacher ce que Dieu a créé dans leur utérus, si elles croient en Dieu et au Jour Dernier. Leurs maris ont plus de droit à les reprendre durant cette période, s’ils veulent la réconciliation. Leurs droits à elles sont semblables à leurs obligations, de manière équitable, et les hommes ont un degré (darajatun) envers elles. Dieu est Honorable, Sage. »

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Note : Le « darajat » (« degré ») qu’ont les hommes envers les femmes concerne le cas où une femme réalise qu’elle est enceinte de son enfant, au cours des trois cycles de menstruations. L’homme a le droit de chercher à se réconcilier pour le bien de l’enfant, mais les mots « s’ils veulent la réconciliation » rend clair le fait que l’homme – voulant la réconciliation – ne peut forcer sa femme divorcée à revenir, même si elle est enceinte de son enfant.

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« Comment oseriez-vous leur reprendre quoi que ce soit, quand les liens les plus intimes se sont noués entre vous et que des promesses des plus solennelles ont été échangées ? »

4/21

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« Les hommes assument les femmes, à raison de ce dont Dieu a favorisé les uns par rapport aux autres, et de ce dont ils dépensent de leurs biens. Les femmes vertueuses sont pieuses, protégeant dans le secret ce que Dieu protège. Quant à celles dont vous craignez hostilité, exhortez-les, faites lit à part, éloignez-vous d’elles. Si elles vous obéissent, alors ne cherchez pas de recours contre elles. Dieu est Très Haut, Grand. »
4/34

Note : Le mot arabe « adhribuhunna » dérive de la racine « dharaba ». Ce mot possède plusieurs significations, et pas seulement celle de frapper, comme hélas la plupart des traducteurs et interprétateurs le traduisent ou le comprennent. Dieu ne Se contredit jamais, et nous lisons en 4/19 que Dieu a prescrit aux hommes : « Comportez-vous avec elles de manière convenable. » Il serait donc contradictoire pour Dieu d’autoriser en même temps les hommes à frapper leurs femmes. Cette évidence coranique est confirmée par la recommandation du prophète (saws) : « Ne frappez pas les femmes. » (Rapporté par Abou Dawoûd et Nassâï et authentifié par Albâny.). Et mieux encore : « Faites attention aux perles de cristal (les femmes). » (Boukhari et Mouslim).

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Enfin concernant la pudeur, notion considérée aujourd’hui comme « désuète » voire « rétrograde », le Coran affirme pourtant clairement son importance pour établir (ou rétablir) des relations confraternelles – de soeurs et de frères – entre les hommes et les femmes :

«Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’ être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

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