Si l’animal ne peut désobéir à Dieu c’est qu’il n’a aucune liberté par rapport à l’Esprit qui le Guide, que l’on appelle « instinct ». Il en va tout autrement de l’homme, qui a reçu (une part de) l’Esprit divin en tant que Liberté.

Animé mais non dirigé par le Souffle de Dieu, Adam a la capacité de choisir son orientation spirituelle et existentielle.
Or, – et alors – il prend conscience de la puissance relative de son « propre » savoir, du savoir détaché de la Sagesse :  la pomme qu’il arrache de l’Arbre du savoir.
Il prend, il arrache.
Mais la pomme n’est pas mûre – c’est pourquoi il ne fallait pas la détacher de l’Arbre.

Ce savoir autrement dit est aveugle : détaché de l’arbre divin, l’arbre de la connaissance, il n’est plus nourrit de Lumière. Alors il se dote de ses propres lois, devient auto-nome (du grec ancien « autonomos » : « qui se régit par ses propres lois »).
Adam nomme et détourne à sa guise, prend et exploite à sa guise, jouit et abuse à sa guise : le savoir dont il s’est emparé lui donne une sensation de puissance insoupçonnée, sans compte à rendre… tant que dure le temps… Et Adam ne connait plus que le temps, parce que son choix lui a intrinsèquement interdit d’approcher l’autre Arbre du Jardin, l’Arbre de la Vie éternelle.
C’est cette orientation de vie qui prévaut encore aujourd’hui.

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arbreciel

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