J’ai marché vers Allah est un recueil d’aphorismes qui espère encourager au Bel Islam.

 

Il est actuellement publié sur Amazon en version numérique et en version papier. Nous en présentons sur ce site quelques extraits.

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Bonne visite, 

Fraternellement.
Salam.

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Extraits :

L’Islam, un monde nouveau

L’Islamophobie n’est pas suscitée seulement par la peur des terroristes et des intégristes ; ou plutôt celle-ci sert d’épouvantail contre une menace plus profonde et plus radicale : l’Islam est porteur de valeurs totalement contraires à celles du modèle qui domine la planète. C’est le réveil de ces valeurs qui fait peur, y compris dans les sociétés qui se proclament « Islamiques ». L’Islam est toujours gros d’un monde totalement nouveau : sans contraintes, sans usure, sans dominateurs, sans exploitation des créatures, un monde animé et axialisé par l’amour de Dieu et de Dieu seul. …

Unité/Unicité

Pour le chrétien comme pour le musulman, Dieu est Un. Mais pour le chrétien, cette Unité se décompose en trois (le Père, le Fils et le Saint-Esprit), tandis que pour le musulman, elle est Unité pure et sans partage ou Unicité (Tawhîd), l’Unicité étant à comprendre dans le même sens de pure logique que celui que l’on trouve en mathématiques : « l’unicité est lorsqu’un objet vérifie la propriété P sans qu’il n’existe deux objets différents vérifiant tous deux P ». C’est une « critique » fréquente des chrétiens envers l’Islam que de voir dans l’Unicité une pauvreté spirituelle (je prends « critique » dans un sens positif : quelque chose qui stimule l’esprit et lui ouvre un horizon et une profondeur). Il n’en est rien, bien au contraire : la Source est-elle pauvre de n’être pas la rivière et la mer ? La rivière est-elle pauvre de n’être pas la Source ? En réalité elles sont inséparables. Et non seulement elles sont inséparables, mais cette distinction est en elle-même le lieu du renouvellement incessant d’une dialectique et d’une élévation infinies. Pas de consubstantialité certes en Islam. Mais – dans la Proximité divine – le Jeu de la Création qui mène l’homme à l’Union en Dieu. « Mon serviteur ne cesse de se rapprocher par des œuvres libres et volontaires jusqu’à ce que je l’aime. Quand je l’aime, Je suis l’oreille par laquelle il entend, l’œil par lequel il voit, la main par laquelle il frappe et le pied avec lequel il marche. Qu’il Me demande [quelque chose], et Je lui donnerai sûrement, et qu’il Me demande refuge, Je le lui accorderai sûrement. Aucune chose ne Me fait hésiter plus que [de prendre] l’âme de Mon fidèle serviteur : il déteste la mort et Je déteste le blesser. » Hadith sacré. …

Bienfaisance et sobriété.

« A vraiment réussi celui qui a embrassé l’Islam, qui s’est contenté du nécessaire dans sa subsistance et à qui Allah a inspiré la satisfaction du lot qu’Il lui a octroyé. » « Allâh aide Son serviteur tant que le serviteur aide son frère. » Mouhammad, paix et bénédiction sur lui. Le non-attachement aux biens de ce monde et la simplicité volontaire sont non seulement des aspects essentiels de la Sounna (actes, paroles, comportement du prophète) – applicables pour chacun selon sa mesure -, mais sont en outre des nécessités universelles sur le plan de la justice, de l’équité, du partage et de la fraternité, dans un monde dévoré par nos avidités, où les cris et les larmes des démunis devraient creuser et transformer nos vies en exemples de bienfaisance et de sobriété. Cela n’empêche pas de goûter aux parfums ou d’honorer l’amour, mais la spiritualité peut se passer de parfums et même de sensualité, tandis que les parfums et la sensualité sans spiritualité ne sont rien qu’indécence dans de telles circonstances universelles, qui ne font qu’empirer. …

Une authentique société musulmane

La meilleure société concevable est une authentique société musulmane régie par la concertation (Ash-Shûrâ) et l’absence de contrainte (La ikraha fi’l-din). La concertation part du principe que nul n’est infaillible mais que par contre Dieu a Insufflé en chaque homme de Son Esprit comme l’enseigne le Coran. C’est en favorisant l’élan et l’expression de ce Souffle divin dès le plus jeune âge que l’on engendrera une société d’hommes à la fois réfléchis et inspirés. Et comment favoriser cet élan et cette expression sinon en laissant chaque enfant développer sans contrainte ses dispositions naturelles dans tous les domaines ? Interpellé par l’un de ses étudiants sur les conditions de la meilleure société, le philosophe Averoès répondit : « Elle est celle où chaque femme, chaque enfant, chaque homme reçoit tous les moyens de développer toutes les possibilités que Dieu lui a données. » Un étudiant renchéri : « Quel pouvoir l’établira ? » Le philosophe répondit : « Il ne s’agit pas d’une théocratie comme chez les chrétiens d’Europe, d’un pouvoir religieux qui serait complice des tyrans. Dieu, dit le Coran, a Insufflé en l’homme de Son Esprit. Ce Souffle, faisons-le vivre en chaque homme ! » …

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traduction approchée : Un sage a été questionné : comment un homme doit-il se venger de son ennemi ? Il a répondu : en devenant meilleur  soi-même.

 

 

Lien direct pour visualiser le livre et le feuilleter en ligne :

[J’ai marché vers Allah], Laurent Chaumette, 60 pages, broché, grand format